Ordre des Frères Mineurs Capucins
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Pauvreté franciscaine

On distingue deux formes de pauvreté : le renoncement à l’ensemble des biens temporels et la pauvreté d’esprit.

Le renoncement aux biens temporels, auquel les frères capucins sont tenus, implique un dépouillement radical et intégral de toute forme de propriété et de droit d’usage, tant individuel que collectif, ne conservant que l’usage de fait des biens nécessaires à la subsistance et à l’accomplissement des devoirs religieux.

Cet usage de fait, qui seul est permis pour les frères, est un usage qui ne donne aucun droit sur la chose dont on se sert, ne laissant que l’utilité qu’on en retire. Les frères doivent donc veiller à ne jamais s’attacher aux biens temporels et être prêts à se dépouiller de ce dont ils ont l’usage.

Ce renoncement absolu et effectif aux biens temporels est commandé par la Règle de saint François et enseigné par Jésus-Christ lorsqu’Il a montré le chemin de la perfection, comme l’a déclaré le pape Nicolas III dans la constitution Exiit qui seminat en 1279.

La pauvreté d’esprit est une disposition intérieure de dépouillement affectif, à laquelle la pauvreté matérielle prépare et contribue.