Ordre des Frères Mineurs Capucins

Chapitre 114

Il voulait exhorter l’empereur à promulguer une loi spéciale pour que, à la Nativité du Seigneur, les hommes pourvoient bien aux oiseaux, au bœuf, à l’âne et aux pauvres

Nous qui avons été avec le bienheureux François et avons écrit ceci, témoignons que nous l’avons entendu à plusieurs reprises dire :

« Si je parle à l’empereur en le suppliant et en le convainquant, je lui dirai de promulguer par amour de Dieu et pour moi une loi spéciale, afin qu’aucun homme ne prenne ni ne fasse de mal aux sœurs alouettes. De même, que tous les gouvernants des cités, seigneurs de châteaux et de villages, soient obligés chaque année, le jour de la Nativité du Seigneur, de contraindre les hommes à répandre le blé et autres grains dans les rues hors des villes et châteaux, afin que les sœurs alouettes et autres oiseaux aient de quoi manger ce jour de grande solennité. Et par respect pour le Fils de Dieu que la très sainte Vierge Marie a couché ce soir-là entre le bœuf et l’âne dans la crèche, quiconque possède un bœuf et un âne doit cette nuit-là bien les nourrir avec de bonnes provisions. De même, tous les pauvres doivent être rassasiés par les biens des riches ce jour-là. »

En effet, le bienheureux François avait plus de révérence pour la Nativité du Seigneur que pour les autres solennités, disant :

« Après que le Seigneur est né pour nous, nous devions être sauvés. »

C’est pourquoi il voulait qu’en ce jour tout chrétien exulte dans le Seigneur et, par amour pour Celui qui s’est donné à nous, pourvoie largement non seulement aux pauvres, mais aussi aux animaux et aux oiseaux.

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