Chapitre 75
Qu’il voulait que tous les frères travaillent parfois de leurs mains
Il disait que les tièdes, ne se livrant pas humblement au travail, devaient être rapidement corrigés par la bouche du Seigneur ; aucun oisif ne pouvait paraître devant lui sans être aussitôt réprimandé. Lui-même, exemple de perfection, travaillait humblement de ses mains, ne laissant rien s’échapper du précieux don du temps.
Il disait :
« Je veux que tous mes frères travaillent et s’exercent humblement aux bonnes œuvres pour être moins pesants aux hommes et pour ne pas laisser l’esprit ou la langue vagabonder dans l’oisiveté ; ceux qui ne savent pas travailler, qu’ils apprennent. »
Il précisait que le fruit et la récompense du travail devaient être confiés non à la volonté du non-travailleur, mais à celle du gardien ou de la famille.